#7

Vendredi 7 avril et le samedi 8 avril à 20h au Dôme Théâtre, Albertville
Vendredi 19 mai à 20h30 au centre Charlie Chaplin, Vaulx-en-Velin

La création a été présentée les 10 et 11 mars  à l’Espace Malraux, Chambéry

Un banquet,
une table vide,
un podium,
une structure ;
à l’extrémité un type.
Il parle, sans être bien sûr de ce qu’il dit.
Il parle.
Plus précisément, il parle de lui, de ce qu’il fait, de ce qu’il croise.
Il parle.
Debout, devant lui, les mouvements s’amplifient. Bientôt, la danse ravage.
Elle se charge de vibrations, de temps morts, d’arrêts par saccades, de convulsions parfois. Les mots partent, se faufilent entre les corps. Les mots se retournent. Point de pause ici, les pauses se font dans les mouvements, pas dans les mots,
ou alors, cela parle de silence, on n’en est pas là encore.
Tant que tu danses,
je pourrai parler,
encore, tant que tu parles, je prétexte la danse.

Création 2016-17

Note d’intention

#7 est un spectacle qui marque un paroxysme dans le parcours de Philippe Vuillermet. Profondément engagé, il s’inscrit dans une volonté d’aborder, de présenter la danse autrement. Les espaces sont retravaillés, décalés pour installer les mouvements et la danse sur un plateau ambivalent. Sorte de table qui pourrait faire penser à un banquet, l’installation devient tantôt défilé, tantôt plateau ou piédestal…

Minimaliste, le spectacle joue l’altérité entre les interprètes et le narrateur, tous manipulés tour-à-tour par le texte ou la danse. Le texte est une matière qui donnent une consistance à une parole, un discours, un vécu. Ce sont bien les corps qui racontent, qui incarnent, qui vivent dans un univers étroit, à la limite de la claustrophobie et/ou de l’explosion.

Où l’on aboutit à une violence du discours, à une sublimation des corps, aussi bien grâce à une recherche précise dans l’écriture du mouvement que dans une certaine théâtralité générée par le texte de Nicolas Pages “je mange un œuf”. Texte radical dans sa forme (phrases très courtes sans majuscule, sans point) pour parler de son quotidien.

L’univers sonore est ici multiple, à la fois martelé par les mots qui s’enchaînent et par un son obsédant. Où l’on cherche à enchaîner les ruptures, les arrêts pour mieux profiter des interludes laissées au hasard et suspendues dans le temps, aussi éphémères que l’articulation des corps.

Philippe Vuillermet croise les disciplines, crée un univers très graphique, pétri de matière où les corps ne sont que prétexte où il est toujours question du rapport à l’autre.

Une danse qui trahit une interprétation du monde contemporain sans concession. Une danse pour ravager la futilité, pour sublimer les corps en choisissant une simplicité absolue et radicale, une danse faite de contradiction.

#7
#7
#7

Concept :
Philippe Vuillermet

Chorégraphie :
Philippe Vuillermet avec la complicité des interprètes

Interprètes :
Géraldine Mainguet
Stéphane Buisson
Aurélien Le Glaunec
Thomas Regnier

Musique :
Marc Chalosse

Lumière :
Marco Pichard

Durée : 1h
Cette création reçoit le soutien du Conseil départemental de la Savoie, de la Drac Rhône-Alpes.

Coproduction : Le Dôme Théâtre – Albertville, Espace Malraux, scène nationale de Chambéry et de la Savoie Chambéry